Chapitre 3

Cette page est un espace de travail, qui va évoluer au fur et à mesure des recherches et du travail des élèves. Il y a donc des erreurs, des fautes d'orthographe, le but étant d'avoir à la fin de l'année scolaire un document terminé et corrigé. 






Chapitre 3 : La remise de médaille



En arrivant à la remise de la médaille d'honneur de Maurice Boyau, nous étions dans un très grand pré parsemé de fleurs, entourés d'une petite foule. 

Yanis se baisse et cueille deux petites fleurs, une rouge et une jaune, il aperçoit aussi un peu plus loin une fleur bleue et la cueille à son tour. 
Il les montre à Timy qui lui dit 
  • « la première fleur est un coquelicot, la deuxième un pissenlit, et la dernière un bleuet. Ça sent très bon !!! »


 Pile à ce moment là, le colonel habillé d'un képi, un ceinturon, une veste (moulante), une ceinture (qui passe autour de sa veste), une espèce de pochette (pour mettre les armes), un pantalon ample (rentré dans ses bottes), des bottes, et de ses médailles, commence son long discours :

« -Le sergent Maurice Boyau, reçoit sa médaille militaire après son exploit du 5 juin 1917 où, tombé en panne dans les lignes ennemies après avoir descendu une saucisse (sa
3ème victoire), il parvient à réparer et décoller au nez de deux automitrailleuses ennemies venue le capturer. »

Quand le discours est fini, il s’approche ensuite du sergent Boyau pour lui remettre sa médaille d'honneur, et lui serre la main. On remarque alors que Maurice Boyau dépasse tous les autres militaires d'au moins une tête.

Maurice Boyau prend la parole à son tour, pour remercier le colonel
« - Mon cher colonel, je vous remercie de m'avoir remis cette médaille d'honneur. Je remercie aussi le public et mes amis d'être présents.
Et je tiens aussi, à remercier mes parents M et Mme Nougier, qui sont originaires d'un petit village en Aveyron nommé : St Félix de Sorgues. »



Une fois la cérémonie terminée, il y a un petit buffet avec un gâteau au chocolat, et du jus de pomme. Ça c'est très bon, nous nous sommes régalés !!!
 Ensuite, nous sommes allés voir Maurice Boyau, et nous avons pu voir sa belle médaille de plus près. Dessus il y avait dessiné :
un ballon d'observation en feu, fusillé par une mitrailleuse. Le ruban, était de couleur jaune et verte, et la médaille était en deux parties,  dorées et argentées. 
Ethel allait tourner le ballon de rugby, qui se trouvait dans les mains de la petite statuette de Maurice Boyau, pour reprendre notre voyage dans le temps, lorsque un journaliste très joyeux nous cria :
«- ATTENDEZ !!!»
Et Ethel arrêta son geste.
Le gentil journaliste, qui était en train de courir (pour nous rattraper) nous dit :

« -Attendez, attendez les jeunes....Je voudrais vous montrer quelque chose, et que vous me donniez votre avis, si vous êtes d'accord, sur mon brouillon d'article de journal. »

Et notre maître lui répondit :

« -Oui c'est une bonne idée !, A qui avons-nous l'honneur ?
- Je m'appelle Henry Decoin »



Et le journaliste commence à lire son brouillon :

« - Or donc un jour, le sergent Boyau partait en compagnie de deux de ses camarades, pilotes à la même escadrille, pour photographier en monoplace quelques points intéressants. Les photos sont prises et le retour s'effectue normalement. Évidemment comme à l'habitude, les batteries contre-avions allemandes tirent sur les trois spad à « bouches-que-veux-tu ! »





                    Le ciel est bleu et dans le bleu du ciel les éclatements à fumée noire des obus contre avions semblent de gros corbeaux. Les spad, eux, se faufilèrent lestement, en souplesse, à travers les taches meurtrières. Le retour continue. Aucun avion ennemie. Les lignes apparaissent. De la fumée jaunâtre surplombe les tranchées. De temps à autre, comme un briquet qu'on allume, de petites lueurs naissent semblant sortir su sol, brièvement. Ce sont les canons qui vomissent leur mitraille dans les tranchées où sont les hommes...Sur la droite très au-dessous, un drachen est là, tournant sa queue au gré du vent et le soleil qui darde ses rayons sur la peau huileuse le fait ressembler à un gigantesque squal en baudruche. Boyau l’aperçoit. Boyau a l'âme d'un artiste ; il a horreur de ce qui n'est pas beau et ressemble par instant à ces Spartiates qui entraînent leurs corps aux plus rudes épreuves pour être mieux aptes à mourir pour leur grande Patrie. 










Et puis surtout, c'est un Français et en tant que français il a horreur du Boche parce que le Boche, par essence et par définition est laid et grossier. An surplus – comme si ce n'était pas suffisant – Boyau est rugbyman ! Rugbyman de naissance ! Un ballon, ça l’excite. Il faut, quelle qu'en soit la grosseur, qu'il tape dedans...

Pourquoi ce jour-là – comme tous les autres jours – Maurice Boyau, sergent pilote au service de la République, piqua droit sur le drachen germanique. Et il arriva....ma fois il arriva cette aventure – la belle aventure – que je vais essayer de vous conter de la manière la plus simple parce que le beau se suffit à lui-même. Alea jacta est... Écouter : Boyau lâche ses deux amis et sans aucune hésitation attaque le drachen. De 3,000 mètres, comme un bolide, il descend à 1,200. Dans le ballon est un observateur, officier boche affublé de jumelles. Et les jumelles de l'observateur boche ont vu la descente vertigineuse de l'oiseau de proie français. Alors naturellement, c'est compréhensible, le drachen commence à descendre. Quand ils sont attaquées, ils descendent très vite les drachens allemands. Plus vite que les « saucisses » françaises – beaucoup plus vite ! Vous avez remarqué ? Boyau descend, s'approche, se place, tire. Rien de nouveau. Il tire encore. La mitrailleuse roucoule joyeusement. Toujours rien de nouveau. 

Pourtant le pilote français distingue ses balles incendiaires qui pénètrent dans le ballon.
Le drachen descend toujours. Boyau le suit et continue de tirer par rafales. Ses balles sont admirablement placées. 

Voilà donc le début de mon article. Je raconte ensuite la panne de son avion, qui l'oblige à se poser au milieu des lignes ennemies, sous les tirs des mitrailleuses. Et Miraculeusement, il arrivera à redécoller ...

- C'est un très beau récit ! Très vivant et léger, comme dirait notre amie Aline ! On a l'impression d'être dans un film, en plein vol avec Maurice!

- Merci, c'est un beau compliment ! Je vais de ce pas aller écrire la fin de l'article.

Il s'éloigne, la tête dans ses pensées, notant quelques notes supplémentaires dans son carnet.

Léo fait un clin d’œil au maître, et le ballon pivote ...



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Documents utilisés







Peut-être avez-vous déjà vu, sur l'excellent site d'Albin Denis, cette photo de l'escadrille avec ses deux chiens mascottes : 

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/7998/077photoGroupe.jpg 
(http://albindenis.free.fr/Site_esc [...] lle077.htm

Une explication à la présence de cet étonnant dessin sur l'avion ? 

Il se peut que la photo, datée de fin juin/début juillet 1917, ait été prise à l'occasion de la remise de la médaille militaire à BOYAU, laquelle se serait donc déroulée à Manoncourt-en-Vermois près de Nancy où était stationnée l'escadrille. 
Je viens juste de découvrir sur Mémoire des Hommes les  Cahiers manuscrits de comptes-rendus des activités et opérations aériennes des unités : 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] m_rotate=F 
voir la date du 5 juin 1917 page 429. 

La citation pour la médaille militaire, pour prendre rang du 27 juin, parait au JO le 23 août : 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] %20jean%22 
 
La citation fait effectivement référence à la victoire du 5 juin, mais le jour où il reçoit la médaille est donc postérieur. 
Ce site donne les stationnements successifs de l'escadrille : https://www.asoublies1418.fr/index. [...] -77-spa-77 
 
La photo de la remise de la médaille (ici avec le lien proposé plus haut par Robert : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] ce%22.zoom, photo et citation reprises ici : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] 1/f5.image) a sans doute été prise par un photographe de l'Armée, auquel cas elle est peut-être conservée à l'ECPAD. 

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Commentaires

  1. Le volet de la guerre est à la hauteur du volet rugby. C'est très bien cependant un lecteur qui n'est pas passionné d'histoire ne peut savoir, contrairement à vous ce qu'est une saucisse. Par contre il trouve de nombreuses précisions (c'est bien) sur la tenue militaire du colonel. Celle-ci devrait cependant être reformulée et si possible chercher le nom de "l'espèce de pochette", peut-être un fourreau? (je ne suis pas experte, à vérifier).

    Vous annoncez un long discours mais n'en retranscrivez qu'une partie, il faudrait donc le terminer par des points de suspension pour montrer que ce n'est qu'un extrait.
    Pourquoi y a-t-il des phrases écrites en tout petit? (c'est difficile à lire car très petit) Peut-être des citations or je ne comprends pas tout dans les premières lignes au-dessus de la photo du sergent: M. Boyau remercie ses parents M et Mme Nougier: qui sont ces gens? ses parents? ils n'ont pas le même nom que lui ou d'autres personnes et dans ce cas il faudrait préciser. De même j'ai constaté que dans le deuxième texte écrit de la même manière il y a des fautes d'orthographe.

    Il manque encore 7 élèves de la classe. Par contre en écrivant notre amie Aline on pourrait penser qu'il s'agit d'une élève de la classe. C'est une très bonne idée de citer toutes ces personnes que vous rencontrez souvent à l'école, cela montre que vous leur êtes reconnaissants, il conviendrait donc de donner un statut à Aline comme Joëlle la DDEN ou Bertrand le maire. Je m'attends à trouver dans les derniers chapitres d'autres personnes. Si j'oublie, n'hésitez pas à me le demander.

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